6 faits qu'il faut savoir sur le VPH

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Qu'est-ce que le VPH

Le virus du papillome humain (VPH) est répandu et très contagieux. Il se propage par le contact peau contre peau lors de relations sexuelles vaginales, anales et buccogénitales.

Saviez-vous que…

Environ 75 % des Canadiens actifs sexuellement contracteront au moins une infection au VPH au cours de leur vie.

FAITS EN RAFALE

Hommes
Chez les hommes, le VPH peut mener au cancer du pénis.
Les verrues associées au VPH peuvent apparaître sur le pénis, le scrotum, l'anus ou les cuisses.

Femmes
Le VPH a été associé aux cancers du col de l'utérus, de la vulve et du vagin.
Les verrues associées au VPH peuvent apparaître sur la vulve, l'urètre, le col de l'utérus, le vagin, l'anus ou les cuisses.
Chez les femmes, la meilleure défense contre le cancer du col de l'utérus est de passer régulièrement des tests Pap.

Hommes et femmes
Il existe plus de 100 types de VPH, dont au moins 40 d'entre eux infectent les voies génitales et 15 peuvent mener au cancer. Chez les hommes et les femmes, le VPH a été associé aux cancers de l'anus, de la bouche et de la gorge.

Si vous avez une vie sexuelle active,
vous êtes à risque.

Le virus du papillome humain (VPH) est l'infection transmissible sexuellement la plus répandue dans le monde de nos jours. Il existe plus de 100 types de VPH différents, dont au moins 40 d'entre eux donnent des verrues génitales et le cancer. Le VPH peut infecter quiconque qui a déjà eu une relation sexuelle, même sans pénétration.

Le VPH n'épargne personne.

Toute personne ayant une vie sexuelle active est à risque de contracter le VPH, peu importe qu'il s'agisse d'un homme ou d'une femme, peu importe la préférence sexuelle ou l'âge. Si vous avez une vie sexuelle active, vous pouvez contracter le VPH. Assurez-vous de faire tout ce que vous pouvez pour réduire le risque de contracter ce virus.

Le VPH est très contagieux.

Environ 75 % des Canadiens actifs sexuellement contracteront au moins une infection au VPH au cours de leur vie. Les jeunes personnes de 15 à 24 ans affichent les taux les plus élevés d'infection au VPH. Bon nombre de personnes qui le contractent ne le savent même pas, puisque la plupart des types de VPH ne présentent aucun signe visible ni symptôme. Il n'existe pas de traitement une fois que vous avez contracté le virus.

Le VPH peut mener à différentes maladies.

La plupart des types de VPH ne produisent aucun signe visible ni symptôme, mais peuvent mener à certains problèmes à long terme, notamment :

Les verrues génitales
Les verrues génitales sont souvent le seul signe visible d'une infection au VPH. Il s'agit de petites excroissances susceptibles d'apparaître sur les organes génitaux ou à côté d'eux plusieurs semaines, voire mois ou années, après un quelconque contact sexuel.

Le cancer du col de l'utérus
Le cancer du col de l'utérus, ou le cancer du col utérin, est presque exclusivement attribuable au VPH. Certains signes et symptômes du cancer du col de l'utérus comprennent les saignements vaginaux anormaux, la douleur lors des relations sexuelles et une augmentation des pertes vaginales. Les tests Pap fréquents constituent la meilleure façon de détecter tôt des cellules anormales sur le col de l'utérus et de les traiter avant qu'elles ne se développent en cancer.

Le cancer anal
Les symptômes du cancer anal peuvent comprendre des saignements de l'anus, des difficultés à déféquer, de la douleur ou des bosses, des démangeaisons ou des écoulements. Dans le cas de signes et de symptômes, il convient de pratiquer un examen intra-anal.

Le cancer du pénis
En général, le cancer du pénis touche le gland ou le prépuce du pénis plutôt que son corps. Les bosses peuvent être surélevées, plates, ou ressembler à des verrues et elles peuvent être douloureuses ou enflammées.

Le cancer de la tête et du cou
Certains symptômes typiques des cancers de la tête et du cou (de la bouche et de la gorge) comprennent une bosse ou une lésion qui ne guérit pas dans la région du cou et de la tête, un mal de gorge qui persiste, des plaques blanches ou rouges dans la bouche, de la difficulté à avaler et un changement dans la raucité de la voix. Ces cancers sont liés à la propagation du VPH lors de relations buccogénitales avec une personne infectée par le virus.

Les cancers de la vulve et du vagin
Souvent, les cancers de la vulve et du vagin ne produisent aucun signe ni symptôme, sinon quelques démangeaisons ou sensations de brûlure qui ne s'estompent pas, de la douleur dans la région pelvienne, des saignements vaginaux anormaux, de la difficulté à uriner et des relations sexuelles douloureuses.

 

Vous pouvez vous protéger contre le VPH.

Puisqu'il est possible de contracter le virus sans avoir de signe ni de symptôme, il est d'autant plus important de prendre des mesures pour vous protéger. Le vaccin contre le VPH est efficace à 90 % contre les types de VPH responsables de la plupart des verrues génitales et des cancers associés à ce virus.

Parlez à votre professionnel de la santé pour savoir si vous êtes un bon candidat pour recevoir le vaccin contre le VPH, vous renseigner sur son coût et savoir où il est offert dans votre province. Discutez aussi de vos inquiétudes à ce sujet et posez vos questions. Le vaccin contre le VPH requiert de deux à trois injections chez les personnes de moins de 15 ans et trois injections chez les personnes de plus de 15 ans. Ces injections sont administrées par un professionnel de la santé.

Plus tôt est détectée une complication liée à une infection au VPH, meilleures sont les chances de la combattre. Voici certaines façons de la détecter tôt :

Le test Pap
Chez les femmes, la meilleure défense contre le cancer du col de l'utérus est de passer régulièrement des tests Pap. Celui-ci sert à détecter dans le col de l'utérus les cellules anormales susceptibles de mener au cancer du col de l'utérus plus tard dans la vie. Les femmes devraient visiter un professionnel de la santé pour passer un test Pap à quelques années d'intervalle ou selon les directives provinciales.

Le test de l'ADN du VPH
Le test de l'ADN du VPH est généralement recommandé aux femmes de plus de 30 ans dont les résultats au test Pap montrent des anomalies particulières. Le test détecte la présence du VPH dans les cellules. S'il est détecté, votre médecin vous recommandera de passer d'autres tests. Le test de l'ADN du VPH n'est pas offert partout au Canada à l'heure actuelle.

Bilan de santé
Même si les tests Pap et de l'ADN du VPH ne sont pratiqués que sur les femmes, les médecins peuvent examiner les hommes pour détecter des verrues génitales associées au VPH et des signes de cancers du pénis, de l'anus, de la bouche et de la gorge. Les hommes autant que les femmes devraient consulter régulièrement un médecin pour obtenir leur bilan de santé s'ils croient être à risque de contracter le VPH ou toute autre infection transmissible sexuellement.

Vous pouvez réduire votre risque de contracter l'infection.

Il n'est pas facile d'éviter tout risque de contracter le VPH, mais il existe des moyens d'en réduire la probabilité :

Limitez le nombre de partenaires avec qui vous avez des relations sexuelles
La monogamie à vie, soit le fait d'avoir un seul partenaire sexuel à long terme, est une façon efficace de réduire le risque. Plus vous avez de partenaires sexuels, plus vous courez le risque de contracter le VPH.

Utilisez un condom
L'utilisation d'un condom constitue une bonne stratégie pour réduire le risque de contracter le virus et protège aussi contre les autres infections transmissibles sexuellement.

Cessez de fumer
Le tabagisme empêche le corps de lutter efficacement contre une infection au VPH et il s'agit d'un facteur associé au développement de différents cancers et de verrues génitales.

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